Patricia

Patricia, 28 ans, travailleur autonome

patricia

Patricia est l’une des coordonnatrices du Défi végane 21 jours et elle est impliquée dans l’organisation du Festival végane de Montréal.

  • Depuis quand et comment as-tu commencé à t’intéresser au véganisme?

Ça fait deux ans que j’ai adopté le mode de vie végane. Je cherchais alors un podcast qui parlait de manger plus santé, et pour moi manger plus santé signifiait incorporer plus de mets végétariens à mon alimentation. J’ai trouvé le podcast de Colleen Patrick-Goudreau (Food For thought) et j’ai passé une journée complète de travail à écouter ses épisodes. C’était en fait une mine d’or d’informations sur le véganisme et ce que j’ai appris ma bouleversée. Comment ai-je pu être à ce point aveugle sur le traitement des animaux? J’ai passé ma vie à la campagne entourée de fermes laitières et d’animaux qui disparaissaient de ma propre étable! C’est donc à partir de ce jour que je suis devenue végane.

  • Est-ce que ces nouvelles habitudes ont été faciles à introduire dans ton quotidien?

Réellement, oui. À la base je cuisinais beaucoup et ayant un ami végane, j’avais l’habitude de transformer certains plats (parce que j’adore inviter des gens à souper chez moi et par-dessus tout essayer de nouvelles choses). J’ai donné dans la première semaine tout ce que j’avais dans mon frigo pouvant contenir des produits animaux et voilà. Mon mari était très compréhensif, il voyait bien à quel point mes nouvelles connaissances me bouleversaient. Pour lui, sa phrase ultime est « Tant que ça goûte bon, on s’en fout », donc manger végane à la maison n’est pas un problème.

  • Que réponds-tu aux gens qui disent que le véganisme est trop compliqué, extrême ou restrictif? 

Je dis que comme toute chose, c’est un apprentissage. Évidemment, ça va à l’encontre de ce que nous avons appris, mais des habitudes, ça se change et ça fini par devenir inné, ça devient la nouvelle base. C’est simple, quand on commence à regarder la valeur nutritionnelle de nos plats, on se rend compte à quel point ce nouveau mode de vie est bénéfique.

  • Quels seraient tes meilleurs conseils pour quelqu’un qui débute sa transition vers le végétalisme et le véganisme?

Je dirais de s’informer le plus possible, pour être conscient que ce qu’ils entament est extrêmement positif pour leur santé, pour l’environnement et, par-dessus tout, pour les animaux. Je leur proposerais de développer un nouveau cercle d’amis partageant les mêmes habitudes de vie qu’eux et de poser des questions, toutes les questions qui leur viennent en tête. Aussi, je dirais d’apprendre à cuisiner, car varier son alimentation ne semble pas faire partie de la cuisine traditionnelle québécoise et c’est extrêmement important. Il faut s’ouvrir, ne pas se demander d’être parfait et ne pas prendre personnel les critiques ou commentaires de gens qui ne pensent pas comme nous.

  • Es-tu plutôt « grano » ou comfort food, et quels sont tes plats préférés?

J’aime pas l’idée d’être grano, mais je le suis un peu, j’aime les aliments sains et évidemment, c’est décrit comme de la bouffe de grano! J’adore définitivement le «comfort food», mais dans ma famille nous n’avons jamais été très traditionnels — donc pour moi ce qui me réconforte ce sont mes plats chouchou du moment (en ce moment, je ne vivrais que de sichuanais ou de curry). Je cusine beaucoup, j’adore faire des pâtisseries. Mon plus grand plaisir est d’avoir une table remplie d’amis ou de membres de ma famille et de leur cuisiner un plat… des plats!

  • Parce qu’être végane ne veut pas dire être si différent que ça, qu’est-ce qui te passionne dans la vie?

Oh là là, des passions, j’en ai plus qu’il en faut! J’adore le DIY et le craft, comme la sérigraphie, la photographie, le dessin, la typographie, la couture. J’adore faire des décorations pour les party et les anniversaires. J’adore aussi les sports d’hiver, la raquette, le snowboard et particulièrement le patin à glace. Je suis folle de cuisine, passer une fin de semaine entière à cuisiner, j’ai aucun problème! Et finalement (parce que je dois arrêter, je suppose) la bière, je suis fan des microbrasseries du Québec, mon mari et moi brassons notre propre bière (P+G micobrasserie).

  • As-tu réussi à sensibiliser des gens dans ton entourage? As-tu des amis véganes?

Ma famille est très ouverte et adore essayer de nouveaux plats, donc lorsqu’on se voit il y a toujours un plat végane sur la table pour que tous puissent du moins y goûter, si ce n’est pas leur plat principal. Ma mère a même participé au premier Défi végane 21 jours qui a eu lieu en septembre dernier, juste avant le Festival végane de Montréal. J’ai aussi des amis qui se posent plus de questions depuis que je suis végane.

  • Quelles sont les autres causes qui te touchent?

Je suis touchée par les causes humanitaires dans les pays sous-développés et par la condition des enfants dans plusieurs pays. Mais plus près, c’est la cause des enfants d’ici, touchés par la pauvreté, qui vient le plus me chercher.

1897.b266c2fcd4ceaa691d049d14711a63bf

Catégories :Portraits